vendredi 2 janvier 2015

Péripéties pour obtenir l'Ikamet


Mardi 30, au lendemain de notre bref passage en France, nous avions rdv avec le responsable des Ressources Humaines de l'entreprise de Benoît  afin de faire la démarche nécessaire pour que Aude obtienne son ikamet (permis de séjour - obligatoire pour les résidents). Ce responsable : : Ziya, la trentaine, les yeux verts, peu de cheveux. Sympathique, blagueur et dynamique. Ah, et ne parlant pas un mot d'anglais!

Rdv aux bureau de Florya (15 min de chez nous): l'entreprise a loué une grande maison dans ce quartier très chic pour y installer les bureaux des commerciaux.
Nous trouvons Ziya assis avec d'autres en train de boire leur 2e ou 3e thé de la journée...

Nous partons à 4 : un chauffeur chargé de nous conduire à droite à gauche, Zia et nous deux.

1) Rdv au commissariat de police de Bakirköy, au bureau administratif chargé de s'occuper des étrangers que nous sommes (yabanci). Longue discussion entre Ziya et le policier qui lit et relit nos documents. Première frayeur quand il regarde de près les dates d'entrées et de sorties de Aude...
Au bout de 45 min, il finit par nous dire qu'il manque le timbre fiscal pour l'ikamet et la traduction en turque de l'attestation d'assurance de Benoît.

2) Profitant d'être dans le quartier, nous allons dans le bâtiment d'à côté (la préfecture semble t-il) afin d'aller déclarer aux autorités notre adresse. Démarche également obligatoire.

Le bureau où nous entrons:  chaleur étouffante, boiseries en bois, salle toute en longueur, tous les employés alignés les uns à côté des autres et au bout un bureau plus imposant : celui du chef (Sef)
et enfin, de l'autre côté de la salle, derrière une vitre, un bureau avec fauteuil et porte matelassés de cuir noir : bureau personnel du grand chef !
 
Entre temps, le chauffeur avait garé la voiture dans le quartier, nous avait rejoint et nous suivait partout.

3) Puis nous sortons, suivant Zia comme des moutons et ne comprenant pas tout de ce qui se passait...
 
C'est alors que Ziya et le chauffeur se mettent à ce moment là à parler fort en faisant de grands gestes.
Le chauffeur soudain s'en va et nous voyons pendant ce temps là Ziya héler un taxi. Que se passe-il?
Nous avons compris 1h après que la fourrière avait emmené la voiture et que le chauffeur était reparti la chercher...

4) Nous prenons donc un taxi et après 15 min de route, nous arrivons à Aksaray, devant un énorme bloc en béton : le palais de justice. Mais que faisons nous ici??? Impossible de communiquer avec Ziya, nous le suivons...

Couloirs interminables, nous marchons, montons, descendons, tournons... et finalement arrivons devant un guichet. Il semblerait (mais nous n'en sommes même pas tout à fait sûrs) que cette démarche avait quelque chose à voir avec la traduction du casier judiciaire de Benoît...

5) Bref, nous sortons et comme le chauffeur ne nous a toujours pas rejoint, nous allons déjeuner dans un mini restaurant en face du palais de justice. Nous nous sourions, nous essayons de dire les 10 mots que nous connaissons en turc mais la conversation est vite limitée! C'est très frustrant..

6) Le chauffeur nous ayant rejoint, nous repartons  en voiture.

En route, nous faisons une pause près d'un distributeur automatique HSBC pour retirer l'argent nécessaire au timbre fiscal.

Puis direction le Vergi Dairesi (le centre des impôts) pour le timbre fiscal. De nouveau, interminables couloirs, des escaliers, des open spaces partout...On nous indique un bureau, là on nous indique un autre à l'opposé de la pièce et ça de nombreuses fois... Nous attendons un petit moment à un comptoir regardant les employés rire et boire du thé... Et Ziya qui nous écrit via un traducteur : "Ah! ces fonctionnaires....". Nous sourions...

On finit par arriver au bon bureau. Là nous rions beaucoup avec les 3 personnes qui nous font face. Pourquoi? L'un dit les trois mots en français qu'il connait, l'autre fait des compliments à Aude, le troisième raconte à Ziya un épisode apparemment très drôle qu'il a vécu à Paris un jour. Puis l'un d'eux se met à répéter "Adèle....., Adèle....." en désignant Aude. Nous ne comprenons pas vraiment ce qu'il veut dire...

Nous repartons à un autre comptoir et là, l'employé nous courre après et nous montre son portable : apparemment, ils ont trouvé que Aude ressemblait à une actrice nommée Adèle!


7) Nous rejoignons la voiture dans laquelle nous attend le chauffeur puis nous repartons de nouveau pour Bakirköy!!!
Là, nous allons d'abord à la préfecture : pour donner la photocopie du casier judiciaire de Benoît? Peut-être, nous ne le saurons peut-être jamais...

8) Puis retour à la case départ : au bureau administratif pour les étrangers. Et là Zia apporte le timbre fiscal...
 

Il est 2h de l"après-midi. Nous nous regardons et rions. Ouf, quelle aventure!

Et dire que dans 1 an, on recommence ...et oui, l'ikamet n'est valable qu'1 an! 
et, parait-il, le renouvellement est encore plus compliqué...



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