vendredi 19 décembre 2014

Joyeux Noël !

 A quelques jours de Noël, alors que nous vous sentons tous partir en vacances, nous vous souhaitons un très joyeux et saint Noël du fond de notre contrée lointaine!



















                                                          Ici,le climat très doux, le ciel bleu et le peu de décoration de Noël dans les rues ne nous aident pas à réaliser que nous sommes fin décembre !!! 
Il nous a  d'ailleurs fallu des semaines avant de trouver un sapin naturel...



 






Un grand merci aux donneurs de santons! :-)

jeudi 18 décembre 2014

Mots et expressions françaises d'origine turque!

BACHI-BOZOUK

Bachi-bozouk, la fameuse injure du capitaine Haddock, complice du célèbre Tintin, est un mot composé turc. Il signifie "têtes cassées", avec le sens de "têtes folles". L'expression désignait les soldats irréguliers de l'ancienne armée impériale ottomane. 


  

CROISSANT: 

C'est après le siège de Vienne par les Ottomans en 1683 que la mode du croissant de notre petit-déjeuner, dont la forme reprend l'emblème qui ornait et orne encore le drapeau des Turcs, se propage en Europe. Pour célébrer l'échec de la campagne viennoise des Ottomans, un astucieux cuisinier eut en effet l'idée de confectionner cette délicieuse pâtisserie en forme de croissant, qui fait aujourd'hui le régal de tous les gourmets . Ils  firent également découvrir le goût du café aux Viennois, et à travers eux aux Européens. 


YOGHOURT

Le yoghourt, n'en déplaise à nos amis grecs et bulgares, est une invention turque, un mets national connu depuis toujours chez les nomades des steppes d'Asie centrale, ancêtres des Turcs. Le mot dérive du verbe turc yogurtmak, "épaissir".  


FORT COMME UN TURC

L'expression "fort comme un Turc" est l'une des traces laissées par l'alliance entre François 1er et  Soliman le Magnifique. 
En effet, le roi de France aurait prononcé cette phrase après avoir revêtu l'armure turque qui lui fut offerte; "Me voici désormais fort comme un Turc!" aurait-il dit.
 


UNE TÊTE DE TURC

Au sens propre, une " tête de Turc " est une sorte de dynamomètre sur lequel on s'exerçait dans les foires (1886), en frappant sur une partie représentant une tête coiffée d'un turban; d'où le rapprochement avec l'expression, au figuré, " tête de Turc " qui signifie une personne qui est victime des railleries et des plaisanteries de quelqu'un.


TURQUOISE

La langue turque et les mots venant du français


 La langue officielle est le turc mais beaucoup d'autres langues sont parlées ici: le kurde, l'arabe, l'arménien, le grec.

Le français, qui était beaucoup utilisé il y a quelques générations, est moins présent actuellement. Nous nous le voyons dans notre quartier, à la paroisse de Yesilköy : avant, la Messe était dite en français, maintenant, l'italien l'a remplacé!

Dans les lieux touristiques, on arrive à communiquer avec l'anglais mais, en dehors, tout devient plus compliqué ! Autour de nous, aucun Turc ne parle anglais : le gardien, nos voisins, les commerçants... A nous d'apprendre les mots indispensables dans leur langue afin de nous faire comprendre !
Cette barrière de la langue est parfois pénible et frustrante : elle nous isole un peu.

Le turc ne ressemble pas du tout au français et marche avec des suffixes que l'on rajoute à la fin des mots... Les mots sont donc souvent très longs car il n'est pas rare de voir plusieurs suffixes les uns à la suite des autres. Il ont des lettres que l'on a pas dans notre alphabet et beaucoup de consonnes côte à côte qui rendent difficile l'articulation.

Ce qui est assez surprenant, c'est que 20% des mots de la langue turque viennent du français!

Des exemples :







Saint-Louis des Français

Les Français arrivant à Istanbul vont généralement à la Messe dans la chapelle St Louis-des-Français située dans l'enceinte du Palais. Nous-mêmes y avons été dès les premiers dimanches. Toutes les petites familles avec enfants s'y retrouvent et la petite église est souvent pleine.

L'histoire de Saint Louis des Français d'Istanbul est inséparable de celle des frères capucins français.
Les premiers capucins arrivent en effet à Constantinople en 1626 et s'installent dans l’enceinte de l’ambassade de France en 1628. Ils deviennent propriétaires d'un terrain contigü à celui de l'ambassade en 1638.


 

Leur première église est sans doute clandestine, mais à partir de 1642, la messe est célébrée dans une salle attenante à l’ambassade.
Après l’incendie de 1660, on bâtit une véritable église, qui sera peu à peu transformée.  Elle est déclarée "chapelle ministérielle", l’autorisation de la Sublime porte ayant été donnée. En 1685 autorisation sera donnée d’y ensevelir les "ambassadeurs, religieux et autres personnes de distinction".

L'église devient enfin paroisse au début du 18ème siècle.
L'église disparaît à nouveau dans le grand incendie de Pera (Beyoglu) de 1831.

Après l'incendie de 1831, l'église mettra plusieurs années à être reconstruite. Elle sera finalement terminée en 1846, sa construction étant réalisée en parallèle de la reconstruction du Palais de France.
L'ensemble des bâtiments actuels est représentatif du style Louis-Philippe (1830-1848).

En 1914, Saint Louis est occupé, l'église est réquisitionnée.
L'église est cependant récupérée dès 1919 et sera progressivement restaurée jusqu'en 1923.

Saint Louis aujourd'hui
Aujourd'hui, comme depuis bientôt trois siècles, Saint Louis reste paroisse de la communauté française d'Istanbul.
L’ancien bâtiment du séminaire des capucins est devenu propriété du gouvernement français et attribuée au lycée français Pierre Loti.
Après une période de transition, l'église a été confiée en 2003 aux frères mineurs franciscains, qui ont ainsi succédé à leurs frères mineurs capucins.





 Les capucins français à Istanbul
 
Depuis le 17ème siècle, les frères mineurs capucins (ordre religieux de l'ordre de Saint François d'Assise) disposent d'un statut particulier auprès de l'empire ottoman.

En 1627, le sultan Murat IV leur accorde notamment le pouvoir de "circuler librement en toutes les églises où ils voudront aller sans en être empêchés (…) nous voulons en outre que leurs voyages par les villes, les bourgs et villages, il n’y ait aucun spahi, janissaire ou autre quel qu’il soit qui leur fasse aucune offense, déplaisir ou empêchement"  tout en leur interdisant tout prosélytisme religieux. 
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En parallèle, le 13 mars 1626, Louis XIII déclare prendre sous sa protection personnelle les capucins français et il s’engage à verser chaque année à leurs missionnaires 4000 Ff-or pour subvenir aux besoins de leur mission.

A compter de cette date, les capucins sont notamment en charge de l'aumônerie de l'Ambassade de France (ils ont l’exclusivité du poste de chapelain (aumônier de l’ambassade). Ils exercent également leur ministère sacerdotal auprès des Français de passage et des Français résidant à İstanbul. Mais aussi auprès des marins et des malades (lorsque les capucins s’installèrent à Pera, ils furent les seuls à pouvoir porter secours et réconfort spirirtuel aux mourants, la nuit, car ils étaient en dehors des murailles de Galata). On les voit œuvrer à chaque épidémie grave. Dans les cent premières années de leur présence, 14 capucins sont d'ailleurs morts à İstanbul, dont 10 de la peste.

Les capucins exercent également des missions originales, avec notamment un ministère auprès des prisonniers – les corsaires turcs faisant de nombreux otages – ou la création de l'Ecole des Jeunes de Langue, pour l'apprentissage des langues parlées dans les échelles du Levant (formation des interprètes et des drogmans auprès de la Sublime Porte).

A la révolution française, les capucins sont dispersés (l'ordre est dissous en France en 1790). Les vocations se tarissent, et à partir de 1813, les registres de Saint Louis sont tenus par des capucins italiens, qui resteront responsables de Saint Louis jusqu’en 1881.

Après 1881, les missions des capucins français reprennent, et intègrent notamment l'aumônerie des écoles catholiques françaises (Saint Joseph et Notre Dame de Sion) et la création d'un petit, puis d'un grand, séminaire. De 1882 à 1990, il y eut plus de 1000 séminaristes à St Louis, et 143 prêtres, 1 diacre, 14 évêques dont 1 patriarche y ont été formés.
Leur mission au sein de la paroisse s'est à nouveau interrompue en 1999.



Sortie de la Messe:

lundi 15 décembre 2014

Invitation au palais de France

 

Vendredi soir, Madame le Consul Général nous "a invités dans le prestigieux cadre du Palais de France pour un cocktail de fin d'année." Elle y habite elle-même...





Nous avons pu ainsi rentrer dans ce beau palais que nous connaissions que de l'extérieur. Nous n'avons vu que quelques pièces mais nous aurons l'occasion, au moment des journées du patrimoine, de visiter l'ensemble.


Ce grand bâtiment de style Louis-Philippe occupe le terrain-même qui fut donné par Soliman-le-Magnifique à la France en 1534. Ce fut la première ambassade permanente à Istanbul et aussi la première ambassade française dans le monde. La construction du palais d’origine, donna le coup d’envoi à l’urbanisation de la colline de Péra qui n’était jusque là, occupée que par des vergers et des vignes.   

Plusieurs bâtiments occupent ce site, mais ils datent pratiquement tous des années 1840, les constructions antérieures ayant été détruites par l’incendie de Péra en 1831. Le palais lui-même occupe le centre du terrain, tandis qu’au sud s’élèvent le monastère et l’église Saint-Louis des Français, la prison, appuyée contre l’ancienne école serbe et le tribunal français. Plusieurs de ces locaux sont aujourd'hui occupés par l’école française Pierre Loti, la seule qui est située sur un territoire étranger et qui bénéficie d’un enseignement complètement français. Elle n’est d’ailleurs pas reconnue par le Ministère de l’Enseignement. 


Le palais lui-même est interdit au public. Il sert de résidence au premier consul, au personnel du consulat et à l’ambassadeur en visite à Istanbul. On y organise des bals de temps à autre, spécialement le 14 juillet, mais inutile de s’y présenter sans invitation !

 

Rencontre




Il y a une semaine, nous avons été invités par les B. (une petite famille nouvellement arrivée à Istanbul)  pour un goûter/dîner. 

 

Avec nous était convié un couple de jeunes mariés (Alix et Benoît Poidevin) qui se trouvait à  Istanbul à ce moment là mais qui est en fait en train de faire le tour du monde en tandem !  Un article dans F.C. est paru sur eux semble t-il...

 

 Ils marchent avec pour objectif de découvrir quelle est la place du Père dans les différentes cultures. Lui, Benoît, écrit une thèse sur le sujet. 

 

Chose amusante, il s’est avéré que Aude connaissait Alix (enseignante ayant été formée à E.Mounier), et que Benoît (d’Av.) connaissait le frère de Benoît (P.)  du séminaire de Ars...

 

Très sympathiques : une chouette rencontre! 

 

Allez voir leur blog! 

http://entandempourlepere.com/