mercredi 22 juillet 2015

Aphrodisias

Le lendemain matin, une navette nous a emmenés jusqu'au site d'Aphrodisias, autre cité romaine considérée comme étant la plus belle de toute la Turquie ! (à 1h30 en voiture de Pamukkale)

Petite anecdote: nous avons beaucoup ri car, à la descente du car, on nous a tirés jusqu'au site en...tracteur!
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Dominée par les monts de Babadağ, au milieu de forêts de pins et de peupliers, de vergers et de champs de tabac, s'étend la ville antique.

Habité depuis le néolithique, le lieu était déjà un centre du culte de la déesse mésopotamienne de l'amour et de la guerre, Ishtar (qui deviendra plus tard Aphrodite).

Vers le IIe siècle avt J.-C., une cité entière est construite prenant alors le nom d'Aphrodisias. 

En 39 avt J.-C., les triumvirs lui accordèrent des privilèges spéciaux, tels l'autonomie, l'exemption d’impôt et le droit d'asile dans le sanctuaire de la déesse.

Dès la fin du Ie siècle avt J.-C. jusqu'au IIIe siècle, Aphrodisias connut une période de grande prospérité. Le culte d'Aphrodite attirait un très grand nombre de pèlerins et la cité devint un centre artistique et culturel.

Sous la domination de Byzance, l'instauration du christianisme ne changea pas le caractère païen de la cité, même lorsqu'un évêque y fut nommé.
Ce n'est qu'au VIIe siècle que les autorités intervinrent pour effacer les traces de la déesse de l'amour en imposant à la ville le nom de Stavropolis (cité de la Croix) et en transformant le temple en église.

Le temple d'Aphrodite (Ie avt J.-C.), devenu ensuite 
une église (Ve siècle): 


Nef, avec une rangée de colonnes de chaque côté, 
et l'abside au fond


Mais des séismes et des inondations détruisirent les beaux monuments de la ville et, à la fin du XIIe siècle, l'invasion seldjoukide et les ravages de la guerre firent disparaître la ville.

Ce n'est qu'au XVIe siècle qu'est fondé, sur les ruines de la cité, le village turc de Geyre.

En 1959, afin d'assurer l'exploitation archéologique de la cité antique, le gouvernement ordonna le déplacement du village plus au Nord. 
C'est ainsi que, sous les maisons, on découvrit le théâtre !


On retrouve également aujourd'hui : 

un petit odéon, très bien conservé


des thermes:



l'agora,
comprenant une gigantesque piscine (ou bassin) qui est en train d'être mise à jour.


un exemple de porte décorative:



Le Sébasteion :
artère processionnelle de 90m de long (Ie siècle)

Mais surtout : le stade
Il est le mieux conservé de Turquie, mesure plus de 250m de long sur 60m de large et pouvait contenir jusqu'à 30 000 spectateurs:
Le stade permettait les compétions sportives, les courses de chevaux, mais aussi les combats de gladiateurs et les spectacles avec des animaux sauvages.



Détails:






mardi 21 juillet 2015

Hiérapolis

En arrivant en haut de la montagne blanche de Pamukkale, impossible de ne pas visiter le beau site antique de Hiérapolis !
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Fondé au IIe siècle avt J.-C. par un roi de Pergame, Hiérapolis attirait déjà alors pour ses eaux thermales miraculeuses: les malades affluaient afin d'y faire soigner leurs maux les plus divers.

En 129 avt J.-C., Hiérapolis devient un site romain:  la cité hellénistique se transforma progressivement en une ville romaine.

Les Romains, friands de bains, en font une grande cité prospère. 
La ville affronta pourtant quatre tremblements de terre en deux siècles qui la ravagèrent à chaque fois.

Le prestige de Hiérapolis se diffusa petit à petit dans l'ensemble de l'empire romain où elle était réputée pour ses sources chaudes,ses arts, sa philosophie et son commerce. La ville était riche et aurait atteint près de 100.000 habitants.

 L'apôtre Philippe y vint vers l'an 87 pour annoncer la Bonne Nouvelle mais il y fut crucifié. 
Un Martyrium fut élevé à sa mémoire vers la fin du Ve siècle: il attira par la suite des foules de pèlerins.

Crucifié, comme Saint Pierre, la tête en bas, Philippe est achevé à coups de pierres. C’est néanmoins avec le principal instrument de son martyre, la croix à double ou triple traverse, qu’il est représenté.


Au cours de la période byzantine, la ville continua à prospérer et demeura un important centre du christianisme.

Son déclin commença au XIe siècle et la ville fut définitivement abandonnée au XIVe siècle.


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Des remparts entouraient la cité

A l’intérieur des remparts se trouvaient les maisons d’habitation et les traditionnels édifices urbains, de grandes églises, des thermes, des maisons de cure et de massage, des fontaines, un théâtre, une bibliothèque, un marché, des statues…


Quelques photos...

Le théâtre:
  ... très bien conservé, datant de l'époque romaine.... 





 
 




Le Martyrium de Saint Philippe :
mais les historiens ne sont pas sûrs que le Saint soit enterré ici...

Vestiges d'une église :

lundi 20 juillet 2015

Pamukkale


Le mois du Ramadan s'est terminé (vendredi 17 juillet) par la fête de rupture du jeûne, autrement dit le "Şeker bayramı" (littéralement "Fête du Sucre"). C’est l’une des deux fêtes religieuses du pays, la seconde étant célébrée environ deux mois après la fin du Ramadan : le "Kurban bayramı" (la fête du Sacrifice).

Qui dit fête religieuse, dit jours fériés ! 
Nous avons profité de cette occasion pour continuer à visiter notre chère Turquie...

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Le transport ferroviaire étant très peu développé en Turquie, nous avons donc utilisé le car de nuit pour nous rendre à Pamukkale (via Denizli). 10h de route. Nuit pas très reposante!

Pamukkale.. ou "château de coton" :
Dévalant d'une haute falaise, une source d'eau chaude (entre 35° et 55°) chargée de sels calcaires a, depuis des milliers d'années, modelé la montagne et l'a rendue d'une blancheur éblouissante.

La source se trouve au centre de l'antique cité Hiérapolis construite sur les hauteurs de la montagne blanche.
L'eau, creuse peu à peu le rocher et crée des bassins naturels. Elle est opaque et de couleur blanchâtre.


Quel plaisir d'y tremper les pieds alors que la température extérieure atteint largement les 40° !










Lieu féerique et dépaysant !